Publié : 15 novembre 2013

Interview de Monsieur le Garde Champêtre

- Comment doit-on vous appeler ?
- Michaël ou le garde champêtre comme tu veux.
- Quel est le nom de votre métier garde champêtre ou policier ?
- Garde champêtre. C’est un métier qui existe depuis très longtemps et maintenant on a tendance à appeler ça police rurale.
- Quand avez-vous commencé à être garde champêtre ?
- J’ai commencé en l’an 2000.
- Avez-vous été garde champêtre ailleurs qu’à Saint-Léonard ?
- Non. Avant je faisais un autre métier. J’étais maître d’hôtel dans un restaurant.
- Quelles études faut-il faire pour être garde champêtre,
- Il faut le bac. Puis il faut un concours. Ensuite il faut se faire embaucher par une mairie.
- Êtes-vous de la police nationale ?
- Pas du tout. La police nationale dépend du Ministre de l’Intérieur ou du Président de la République et moi de Monsieur le Maire.
- Pourquoi avez-vous fait garde-champêtre comme métier ?
- Parce que ça me plaisait bien. Parce que tu es souvent dehors et tu fais plein de choses différentes.
- Avez-vous fait une école de police ?
- J’ai fait une école pour apprendre à devenir garde champêtre. Des policiers, des douaniers, des gendarmes, et plein d’autres personnes sont venus nous apprendre notre métier. Et puis après, j’ai fait des stages avec d’autres gardes champêtres qui étaient déjà gardes champêtres.
- Est-ce que vous avez un pistolet ?
- Non je n’en ai pas. Je suis autorisé à porter une arme mais je n’en veux pas. Je trouve qu’à Saint-Léonard, ce n’est pas nécessaire.
- Pourquoi est-ce qu’il y a parfois quelqu’un qui vous remplace au passage piéton ?
- Je suis parfois appelé d’urgence ailleurs et ce sont alors les employés du service technique qui me remplacent.
- Avez-vous déjà arrêté des voleurs ?
- Non, mais j’ai déjà arrêté des gens qui ne conduisaient pas bien. Je peux leur mettre un PV ou une amende.
- Avez-vous un coéquipier ?
- Non, mais il y a d’autres gardes champêtres à Froberville et à Yport, et si j’ai besoin d’aide, ils viennent m’aider et s’ils ont besoin, j’y vais.
- Allez-vous aider les autres policiers dans les prisons ?
- Pas dans les prisons, car ce sont des gardiens et non des policiers qui surveillent dans les prisons, mais je peux aller aider les policiers de Fécamp s’ils ont besoin d’aide, par exemple s’il y a un accident.
- Est-ce que vous êtes un artiste ? Est-ce que vous faites de la peinture ?
- Je ne fais pas de peinture mais de la musique. Je joue du piano, de la trompette et de la flûte à bec. Je faisais partie d’un groupe avant, d’un big band, mais je n’ai plus le temps maintenant.

Michaël termine son interview :
- Les gardes champêtres existent depuis le Moyen Âge. Au début ça ne s’appelait pas des gardes champêtres mais des gardes messiers. Ils étaient chargés par les seigneurs de surveiller les récoltes. Ensuite ça s’est appelé des sergents de verdure. Autrefois chaque village devait avoir un garde champêtre. C’était obligatoire. À l’époque, le garde champêtre avait un tambour et un chapeau avec deux cornes, un bicorne, et il annonçait toutes les nouvelles du village. Les gens ne savaient pas tous lire et c’est comme ça qu’ils avaient les nouvelles.